Mark Delanote, professeur à l’Université de Gand et avocat pour Delanote.law, était l’invité mercredi du Belgian Finance Center (BFC) où il a été accueilli par Sonja Rottiers, la nouvelle présidente, et Bruno Colmant, son prédécesseur. Sujet du jour «Réforme de la fiscalité en Belgique: comment mettre en place un système équitable». Mark Delanote (photo) n’est autre que le coordinateur du groupe de travail sur la réforme fiscale qui avait préparé en 2022 une note de vision à destination du ministre des Finances Vincent Van Peteghem. Mais cette vaste réforme fiscale, on le sait, n’a pas abouti.
Delanote a rappelé qu’il avait mené sa mission avec une série d’universitaires de renom provenant de toutes les régions du pays. Plusieurs piliers avaient été pris en compte: efficience, redistribution, sécurité juridique et simplicité. Mais le fiscaliste avoue qu’il a été déprimé par certains commentaires. Pour rappel, certains politiciens l’ont même qualifié de communiste parce qu’il souhaitait taxer tout ce qui ne l’était pas encore actuellement. Ce qui était totalement faux, confie le professeur gantois qui se dit d’ailleurs plutôt de tendance libérale. Il a indiqué qu’il avait même été pris à partie par quelques individus très fâchés lors d’une conférence à Finance Avenue organisée par Mediafin (L’Echo et De Tijd). Ils lui reprochaient de ne pas évoquer les dépenses de l’État. Il avait rétorqué que ce n’était pas à lui de discuter des dépenses de pension, de sécurité sociale ou de défense. «Je suis d’accord sur le fait que les dépenses de l’État doivent être gérées de manière efficace. Mais ma note portait sur la structure de la fiscalité. Et rien d’autre».